[Critique] « Valentin Valentin » de Pascal Thomas

2 fév

 

La mère absente Arielle Dombasle, aurait -elle un frère Pierre?

La mère absente Arielle Dombasle aurait-elle un frère Pierre ?

 

 Film de la détente par excellence, Valentin Valentin – répété pour bien nous signifier l’importance de Vincent Rottiers autour duquel tout s’articule – est une comédie au sens où l’entendent trop souvent les critiques de cinéma de ce pays, c’est-à-dire qu’elle insiste sur l’idée de nous détendre, de nous faire oublier nos soucis et passer un bon moment, de nous faire sourire au détriment d’une réelle intrigue, d’un vrai scénario. Valentin Valentin, dont toutes les filles sont amoureuses amoureuses, est pour sa part ailleurs ailleurs, autant physiquement – il a voyagé et va encore partir un peu partout dans le monde sans que cela ne soit plausible à son âge et sans raison valable – que mentalement – même s’il concrétise avec l’une de ses soupirantes, il ne l’aime pas.

 La patte d’un cinéma paresseux est posée à peu près partout, certains personnages sont amusants, ça vaut peut-être le coup pour François Morel en gentil pervers ou pour les chansons et les chorégraphies que nous offre la fille du réalisateur Victoria Lafaurie dans de petits bars sympas sympas. Sympa, voilà un mot qui aurait pu coller à ce film, mais la plupart des personnages sont peu brossés et donc peu attachants. C’est que l’on veut à tout prix rester dans la légèreté, voyez-vous.

 Il y a même quelque chose de plus déplaisant en y regardant de plus près : dans l’enchaînement de futilités, on reconnaît la touche Pascal Bonitzer et consorts, qui entraîne une certaine trivialité. Comme quelque chose de vulgaire, de vaudevillesque, de franchouillard finalement. On voit des scènes glisser vers une fin rapide pour un simple bon mot, une plaisanterie douteuse et l’on peut à notre tour douter de la sincérité de l’œuvre tant on en vient à penser qu’elle veut toucher le plus grand nombre.

 Ici, on se joue des codes établis dans différents genres de films pour n’en choisir aucun et pour les tourner en dérision plutôt que leur déclarer un amour cinématographique. Tout le monde tombe amoureux de Valentin, sans que celui-ci ne bouge le petit doigt, il a une Marie Gillain nymphomane à ses pieds et il réussit même à séduire la femme d’en face, exotique diraient certains, sans parler sa langue.

 Et pourquoi pas une femme au centre de tout cela avec un tas d’hommes qui la supplient ?

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