[Critique] « Augustine » d’Alice Winocour

26 nov

[Critique]

Admirez comme Lindon a su s’adapter au look d’époque. Ah non, c’est naturel.

 

 Lindon ne fait pas le dindon, mais le coq, pour une fois. Sa sobriété l’honore, même s’il a encore le beau rôle.

 Stéphanie Sokolinski, Soko pour les intimes, lui donne agréablement la réplique et ses crises sont assez spectaculaires à l’écran. Quelques finesses de scénario soulignent les incohérences de l’époque : Dieu ne pourrait-il pas nous guérir – et tant que l’on y est, Lourdes serait-elle une supercherie ? Le premier film d’Alice Winocour constitue un moment intéressant à passer.

 Comme dans La vénus noire, on nous montre ici qu’il fut un temps où la maladie était très mal vue, et où le meilleur moyen d’obtenir des subventions était d’exhiber le corps féminin, de déballer ses maux devant un parterre de confrères, preuve s’il en est que la condition féminine a trop peu évolué depuis, le corps de la femme étant encore bien trop souvent une marchandise.

 On peut toutefois regretter la simple énonciation de faits et les reconstitutions trop fidèles. En clair, pour un film très sombre, il manque un point de vue, ce qui n’est pas un mince défaut.

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