[Critique] « Dans la maison » de François Ozon

17 oct

[Critique]

L’art contemporain, c’est mal.

 

 Le dernier Ozon est un très bon film d’une heure et quinze minutes, bien qu’il dure une heure quarante-cinq.

 La puissante progression m’a totalement entraîné, emmené aux frontières du réel et de l’imaginaire, entre les récits du lycéen et les événements qui en découlent.

 Ozon, simplement par la mise en scène et les gadgets, y sait nous tenir en haleine. Luchini, professeur en pantalon de velours, écrivain frustré bougonnant et défendant la langue française comme il aime à le faire, Yolande Moreau et sa jumelle, Emmanuelle Seigner – la même que Mathilde avec la finesse en plus, donc pas la même du tout – et son parfum estampillé classe moyenne, nous font passer un bon moment.

 Et puis Ozon a le truc pour filmer les baisers de cinéma, dans Huit femmes c’était Deneuve et Ardent sur un tapis, dans Potiche c’était Deneuve et Depardieu, l’étreinte se fait ici plus irrévérencieuse encore.

 Dans la dernière partie, la magie s’estompe lorsque le héros se questionne à voix haute et cherche une fin, on voit alors les coutures du scénario mises à nu. Une fin qui ne vient pas réellement et un film qui se termine sur une ouverture digne d’une bonne dissertation de seconde (scientifique).

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