[Critique] « Alyah » d’Elie Wajeman

11 oct

[Critique]

Pio Marmai aura un jour une famille.

 

 Le titre est à prononcer « Aaliyah », comme la chanteuse, célèbre surtout depuis sa mort.

 Pourquoi ce titre ? Voyez le film, allez sur un autre blog ou bien lisez les gazettes des cinémas qui vous diront tout du film, même ce que vous pourrez en dire en soirée sans l’avoir vu.

 Pio Marmai, protagoniste d’Alyah, est beau. Je l’admets, je l’admire sans être homo, ou seulement sapiens et quelquefois erectus. Il a cependant le même défaut que Guillaume Canet, il marmonne, oui Pio marmonne.

 Il s’agit ici de la dissolution des origines, des racines, chez la jeunesse de la France actuelle, dans Paris, la capitale d’un pays capitaliste.

 En effet, l’argent tient une place importante. Il est sale, gagné sans mérite et crée chez le beau Pio, juif light, une raison en apparence suffisante de fuir, de voir en Israël sa terre promise, une échappatoire idéale.

 Le film est mou et charmant, notre personnage n’est pas décidé et se laisse porter par les événements qui lui sont rendus favorables par son physique.

 Ainsi, Adèle Haenel – vue dans L’appolonide en putain très classe – lui tombe dans les bras, l’envoûte (et nous avec) et, alors que l’on ne voit rien de l’évolution de leur idylle – ellipses magiques, va jusqu’à constituer un éventuel rempart à son départ.

 Cédric Kahn, sans doute meilleur acteur que réalisateur – voir ou pas le faible Une vie meilleure – est correct dans le rôle du frère menteur et manipulateur affectueux.

 Bilan : un film sympathique qui n’approfondit pas les contradictions entre cette religion et la vie actuelle, pour nous faire comprendre qu’un ailleurs idéalisé existe quelle que soit notre croyance.

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